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Algérie. Amnesty International appelle à la libération de Hassan Bouras, condamné à un an de prison pour avoir dénoncé des faits de corruption

Amnesty International appelle les autorités algériennes à libérer Hassan Bouras,  journaliste et membre dirigeant de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), condamné à un an de prison pour avoir dénoncé des faits de corruption.

Le 28 novembre, le tribunal de première instance de la ville d'El Bayadh, a déclaré coupable le journaliste Hassan Bouras, en raison d’une interview vidéo d'habitants qui affirment que de hauts responsables de l'appareil judiciaire et sécuritaire de la ville ont reçu des pots-de-vin et incarcéré des innocents pour des accusations forgées de toutes pièces. Il a été déclaré coupable de complicité d'outrage à un auxiliaire de justice, à des agents de la force publique et à un corps constitué (articles 144 et 146 du Code pénal). Il a également été reconnu coupable de pratique illégale d'une profession légalement réglementée (article 243) pour avoir filmé une interview diffusée sur Al Magharibia.

Condamné à un an de prison et à des amendes, Hassan Bouras a fait appel de sa condamnation. Le tribunal a également inculpé les trois personnes interrogées dans la vidéo d'outrage à un auxiliaire de justice, à des agents de la force publique et à un corps constitué, et les a condamnées à un an de prison et à des amendes. Hassan Bouras est aujourd'hui incarcéré à la prison d'El Bayadh, où il souffrirait de rhumatismes qui se sont développés durant une précédente période de détention dans le cadre d’une autre affaire, il y a un an. Les autorités enquêtaient à son sujet pour outrage à un corps constitué (article 146 du Code pénal) et pour avoir « incité les citoyens ou habitants à s'armer contre l'autorité de l'État ou à s'armer les uns contre les autres » (article 77), une infraction passible de la peine de mort, en raison de posts publiés sur Facebook. Il a été libéré le 18 janvier 2016 après plus de trois mois de détention provisoire.

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