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Algérie. Amnesty International appelle à la libération du journaliste Mohamed Tamalt

Amnesty International appelle les autorités algériennes à libérer le journaliste Mohamed Tamalt, détenu arbitrairement pour "offense" envers le président et de hauts responsables sur Facebook. Le journaliste observe une grève de la faim depuis qu'il a été arrêté. La prochaine audience de son procès aura lieu demain, 11 juillet.

 

Mohamed Tamalt a été arrêté, le 27 juin, devant chez lui, à Alger, et a été placé en détention. Le lendemain, il a comparu devant le tribunal de Sidi Mhamed à Alger. Il est accusé d'avoir « offensé » le président et les institutions publiques au titre des articles 144 bis et 146 du Code pénal, en lien avec de récentes publications sur Facebook, dont une vidéo diffusée le 2 avril, présentant un poème subversif et des images du président algérien Abdelaziz Bouteflika. S'il est déclaré coupable, Mohamed Tamalt encourt une amende pouvant aller jusqu'à 500 000 dinars algériens.

Même si ces infractions ne sont pas passibles de peines de prison, le tribunal a ordonné sa détention à la prison d'El Harrach, à Alger, dans l'attente de la décision du tribunal. Sa libération sous caution a été refusée lors d'une audience le 4 juillet, amenant ses avocats à se retirer en signe de protestation contre ce qu'ils considèrent comme une détention arbitraire.

La Constitution algérienne, révisée en février 2016, interdit la détention arbitraire et insiste sur le caractère exceptionnel de la détention provisoire. Cependant, elle ne garantit pas l'accès à des voies de recours utiles pour contester devant un tribunal le bien-fondé de la détention et accorder une remise en liberté si elle est jugée illégale.

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