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Égypte. Des centaines de personnes soumises à une disparition et à la torture dans le cadre d'une vague de répression

L'agence nationale de sécurité égyptienne (NSA) enlève des personnes et les soumet à la torture et à une disparition forcée afin d'intimider les opposants et d'éliminer la contestation pacifique, écrit Amnesty International dans un rapport rendu public mercredi 13 juillet qui attire l'attention sur une multiplication des disparitions forcées sans précédent depuis le début de 2015.

Gaza. Deux ans après, les victimes de crimes de guerre n’ont toujours pas obtenu justice

« Je n’arrive pas à comprendre comment un crime qui s’est produit devant les caméras, pour lequel le monde entier a été témoin du massacre brutal de garçons qui jouaient sur la plage, peut passer comme cela, sans que l’on oblige les criminels à rendre des comptes. » Sobhi Bakr, membre de la famille de quatre garçons tués lors d'une frappe aérienne israélienne le 16 juillet 2014.

Il faut suspendre l’Arabie saoudite du Conseil des droits de l’homme

L’Arabie saoudite a commis des « violations flagrantes et systématiques des droits humains » à l’étranger et sur son territoire et utilisé sa position au sein du Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour faire obstacle à la justice après de possibles crimes de guerre, ont déclaré conjointement Amnesty International et Human Rights Watch mercredi 29 juin, en appelant l’Assemblée générale des Nations unies à suspendre ce pays de la plus haute instance mondiale de défense des droits humains.

Myanmar. Il faut enquêter sur la destruction d’une mosquée

Les autorités du Myanmar doivent mener dans les meilleurs délais une enquête indépendante, approfondie, transparente et impartiale sur la destruction violente de bâtiments faisant partie d’une mosquée jeudi 23 juin dans la région de Bago (centre du Myanmar), a déclaré Amnesty International.

Israël prolonge de six mois la détention sans inculpation d'un artiste de cirque palestinien

L'armée israélienne a prolongé de six mois la détention d'un artiste de cirque palestinien, Mohammad Faisal Abu Sakha, qui est détenu sans inculpation depuis son arrestation en décembre 2015 ; cette affaire illustre le fait que les autorités recourent à la détention administrative de façon arbitraire et à des fins répressives, a déclaré Amnesty International.

L’ONU a cédé à la coalition dirigée par l’Arabie saoudite sur la question des enfants tués au Yémen

La crédibilité des Nations unies est en jeu après qu’elles se sont honteusement pliées aux exigences de l’Arabie saoudite en retirant la coalition dirigée par celle-ci de la liste des pays et groupes armés portant atteinte aux droits des enfants dans les situations de conflit, a déclaré Amnesty International mardi 7 juin.

L'Allemagne ne fait pas le nécessaire pour combattre la montée des crimes de haine

L'inefficacité de la réaction des autorités face à la nette augmentation des crimes de haine à travers l'Allemagne – notamment des attaques contre des centres d'accueil pour personnes en quête d'asile – met en évidence la nécessité urgente de renforcer les mesures de protection et de diligenter une enquête indépendante sur d'éventuels comportements partiaux au sein des organes chargés de l’application des lois, a souligné Amnesty International dans un rapport rendu public le 9 juin.

Les renvois par l’UE de réfugiés vers la Turquie sont illégaux

L'Union européenne (UE) doit immédiatement mettre un terme aux mesures visant à renvoyer les personnes en quête d'asile vers la Turquie sous le prétexte fallacieux qu’il s'agit d'un « pays sûr » pour les personnes réfugiées, souligne Amnesty International dans un rapport rendu public vendredi 3 juin.

Le Brésil s'apprête à reproduire pour les Jeux olympiques les graves erreurs commises pour la Coupe du monde

 

Le Brésil s'apprête à reproduire les erreurs tragiques commises depuis des décennies en matière de maintien de l'ordre, particulièrement évidentes lors de la Coupe du monde de 2014, qui ont engendré beaucoup de souffrances, a souligné Amnesty International dans un rapport rendu public deux mois avant la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques.

Maroc. Un homme ayant été torturé est maintenu en détention malgré les appels de l’ONU en faveur de sa libération immédiate

Les autorités marocaines doivent exécuter la décision du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire leur demandant de libérer immédiatement Ali Aarrass et de lui accorder des réparations adaptées, a déclaré Amnesty International mardi 31 mai. Cela fait près de trois ans que l’organe des Nations unies a conclu que cet homme avait été déclaré coupable à l’issue d’un procès inique s’appuyant sur des « aveux » obtenus sous la torture.

Procès de Hissène Habré : le verdict historique rend justice aux dizaines de milliers de victimes

Le jugement rendu lundi 30 mai, qui condamne l'ancien président tchadien Hissène Habré, marque un tournant pour la justice internationale et un immense soulagement pour les dizaines de milliers de victimes qui attendaient ce jour depuis plus de 25 ans, a déclaré Amnesty International.

Yémen. Des enfants font partie des civils tués et mutilés dans des zones contaminées par des bombes à sous-munitions

Les enfants et leurs proches rentrant chez eux dans le nord du Yémen après une année de conflit risquent d’être grièvement blessés, voire tués, par des milliers de sous-munitions non explosées, a déclaré Amnesty International après avoir effectué une mission de recherche de 10 jours dans les gouvernorats de Saada, Hajjah et Sanaa. 

Sondage : 4 personnes sur 5 prêtes à accueillir des réfugiés

Une enquête mondiale commandée par Amnesty International révèle qu'une grande majorité de personnes (80 %) accueilleraient les réfugiés à bras ouverts – beaucoup seraient même prêtes à les prendre chez elles.

Syrie. Des groupes armés d’opposition commettent des crimes de guerre à Alep

Des groupes armés encerclant le quartier Sheikh Maqsoud, dans la ville d’Alep, ont mené de nombreuses attaques aveugles qui ont touché des logements civils, des rues, des marchés et des mosquées, tuant et blessant des civils, et illustrant un manque de respect pour la vie humaine, a déclaré Amnesty International.

Syrie. Il faut permettre l'accès de l'aide humanitaire après qu'un convoi à destination de Daraya assiégée a été repoussé et suivi par des tirs meurtriers

Le refus du gouvernement syrien le 12 mai 2016 d'autoriser l'entrée d'un convoi d'aide humanitaire désespérément attendu dans la ville de Daraya met en lumière la souffrance de milliers de civils assiégés depuis 2012, a déclaré Amnesty International.

Nigeria. Des enfants et des bébés meurent en détention militaire

Onze enfants âgés de moins de six ans, dont quatre bébés, comptent parmi les 149 personnes qui sont mortes cette année en détention, au tristement célèbre centre de détention de la caserne de Giwa à Maiduguri, au Nigeria, a déclaré Amnesty International mercredi 11 mai 2016.

Syrie. Le Conseil de sécurité de l’ONU doit intensifier les pressions afin de faire cesser les attaques contre les hôpitaux

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit prendre des sanctions ciblées à l’égard des responsables de crimes de guerre, notamment d’attaques délibérées contre des hôpitaux, a déclaré Amnesty International, qui rend publics des témoignages révélant que des centaines de civils, parmi lesquels des enfants, ont été tués par la multiplication des frappes aériennes menées par le gouvernement syrien depuis le 21 avril.

Des journalistes pris pour cible parce qu’ils font leur travail

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Amnesty International braque les projecteurs sur les cas de neuf journalistes vivant aux quatre coins du monde et qui ont été harcelés, menacés, enfermés et torturés dans le cadre de tentatives violentes visant à museler la liberté d’expression.

Burkina Faso. Les mariages forcés et précoces mettent des milliers de jeunes filles en danger

"Les mariages précoces et forcés volent leur enfance à des milliers de filles dont certaines n’ont pas plus de 13 ans, tandis que le coût de la contraception et d’autres obstacles les empêchent de choisir si et quand elles souhaitent avoir des enfants, écrit Amnesty International dans un rapport rendu public mardi 26 avril.

Peine de mort en 2015: Faits et Chiffres

Au cours de l’année 2015, au moins 1 634 personnes ont été exécutées dans 25 pays. Le nombre d’exécutions a donc nettement augmenté (de plus de 50 %) par rapport à 2014, puisqu’Amnesty International en avait recensé 1 061 dans 22 pays. Cela fait plus de 25 ans que le nombre d’exécutions n’a jamais été aussi élevé (depuis 1989).

La plupart des exécutions se sont déroulées, par ordre décroissant, en Chine, en Iran, au Pakistan, en Arabie saoudite et aux États-Unis. Cette année encore, c’est en Chine qu’ont été exécutés le plus grand nombre de prisonniers. Toutefois, il s’avère impossible d’obtenir des chiffres précis sur l’application de la peine capitale dans le pays, ces données étant classées secret d’État. Aussi le chiffre de 1 634 personnes exécutées dans le monde n’inclut-il pas les milliers d’exécutions qui auraient eu lieu en Chine.  Hors Chine, trois pays seulement sont responsables de près de 90 % des exécutions recensées : l’Arabie saoudite, l’Iran et le Pakistan.

En 2015, 25 pays (environ un pays sur 10 à l’échelle mondiale) ont procédé à des exécutions à la connaissance d’Amnesty International. Ce chiffre était bien plus élevé il y a 20 ans (ils étaient 39 en 1996). De par le monde, 140 pays (soit plus des deux tiers) sont abolitionnistes en droit ou en pratique. Quatre pays – le Congo (République du), Fidji, Madagascar et le Suriname – ont aboli la peine capitale pour tous les crimes en 2015. Au total, 102 pays sont abolitionnistes, soit une majorité d’États de par le monde. La Mongolie a également adopté un nouveau Code pénal abolissant ce châtiment, qui entrera en vigueur ultérieurement en 2016.

D’après les informations dont dispose Amnesty International, des condamnés à mort ont vu leur peine commuée ou ont bénéficié d’une grâce dans 34 pays en 2015. Au moins 51 condamnés à mort ont été innocentés dans six pays en 2015 : Chine (1), Égypte (1), États-Unis (6), Nigeria (41), Pakistan (au moins 21) et Taiwan (1). Au moins 1 998 nouvelles condamnations à mort ont été recensées dans 61 pays en 2015, soit moins qu’en 2014 (au moins 2 466 condamnations dans 55 pays). Au moins 20 292 détenus étaient sous le coup d’une sentence capitale à la fin de 2015. Les méthodes d’exécution utilisées dans le monde ont été les suivantes : la décapitation, la pendaison, le peloton et l’injection létale.

Amnesty International a reçu des informations faisant état d’au moins neuf personnes (quatre en Iran et cinq au Pakistan) exécutées en 2015 alors qu’elles avaient moins de 18 ans au moment des faits pour lesquels elles avaient été condamnées à mort.  Dans nombre de pays où des gens ont été condamnés à mort ou exécutés, la peine capitale a été prononcée à l’issue d’une procédure non conforme aux normes internationales d’équité des procès. Des « aveux » ont notamment été arrachés sous la torture ou d’autres formes de contrainte, par exemple en Arabie saoudite, à Bahreïn, en Chine, en Corée du Nord, en Irak et en Iran. Par ailleurs, des gens ont encore été condamnés à mort ou exécutés pour des infractions ne mettant pas en jeu d’homicide volontaire et n’entrant donc pas dans la catégorie des « crimes les plus graves », définis par le droit international et les normes y afférentes.

La peine capitale a ainsi été appliquée pour des infractions à la législation sur les stupéfiants dans au moins 12 pays d’Asie et du Moyen-Orient, pour des crimes économiques (Chine, Corée du Nord, Viêt-Nam), ainsi que pour « adultère » (Arabie saoudite, Maldives), « apostasie » (Arabie saoudite) ou « insultes envers le prophète de l’Islam » (Iran). 

 AFRIQUE SUBSAHARIENNE

Au moins 43 exécutions ont été enregistrées dans quatre pays contre 46 dans trois pays en 2014. Le nombre de condamnations à mort prononcées a nettement baissé, passant de 909 en 2014 à 443 en 2015. Cette baisse s’expliquait essentiellement par une diminution au Nigeria. Le Tchad, qui n’avait mis personne à mort depuis plus de 10 ans, a recommencé à le faire et exécuté 10 personnes. Les trois autres pays responsables d’exécutions sont la Somalie, le Soudan et le Soudan du Sud.

AMÉRIQUES

Pour la septième année consécutive, les États-Unis ont été le seul pays du continent américain à avoir exécuté des prisonniers (28 en 2015, soit sept de moins qu’en 2014). Ce chiffre est le plus faible jamais enregistré au cours d’une année depuis 1991. Six États ont procédé à des exécutions en 2015 alors qu’ils étaient sept l’année précédente. Le nombre de condamnations à mort prononcées a diminué, passant de 72 au moins en 2014 à 52 en 2015. C’est la première fois qu’aussi peu de condamnations à mort sont recensées depuis la reprise des exécutions en 1977. Trinité-et-Tobago a été le seul autre pays de la région à avoir prononcé des sentences capitales en 2015.

ASIE-PACIFIQUE

Au moins 367 exécutions ont eu lieu dans 12 pays, ce qui constitue une forte hausse par rapport aux 32 exécutions observées en 2014 dans neuf pays. Cette hausse est imputable quasi exclusivement au Pakistan. Ce chiffre n’inclut pas les exécutions qui ont eu lieu en Chine et qui se comptent encore par milliers. Toutefois, il est impossible de connaître la véritable ampleur du recours à la peine capitale dans ce pays, car ces données sont classées secret d’État. Le Pakistan a mis 326 personnes à mort en 2015 après avoir levé en décembre 2014 le moratoire sur les exécutions de civils en vigueur depuis six ans, à la suite de l’attaque lancée par les talibans contre une école à Peshawar. Jamais Amnesty International n’avait recensé autant d’exécutions dans ce pays. L’Indonésie a exécuté 14 condamnés à mortpour des infractions à la législation sur les stupéfiants. Il s’agissait des premières exécutions sous la présidence de Joko Widodo. Il a été impossible de confirmer le nombre exact d’exécutions en Corée du Nord.

EUROPE ET ASIE CENTRALE

Le Bélarus, seul pays de la région à recourir à la peine capitale, n’a exécuté personne en 2015, mais a prononcé deux nouvelles condamnations à mort (contre trois exécutions et aucune condamnation à mort en 2014).  

MOYEN-ORIENT ET AFRIQUE DU NORD

Au moins 1 196 exécutions ont eu lieu dans huit pays, soit une hausse de 26 % par rapport aux 945 exécutions enregistrées dans huit pays en 2014.L’Iran représentait à lui seul 82 % des exécutions recensées dans la région. L’Arabie saoudite a mis au moins 158 personnes à mort, soit une augmentation de 76 % par rapport à 2014 et le chiffre le plus élevé enregistré dans ce pays depuis 1995. Amnesty International n’a pas été en mesure de confirmer si des exécutions avaient eu lieu en Syrie.