Algérie – détention de Taher Belabès, du Comité national de défense des droits des chômeurs, à Ouargla – un exemple de la répression à l’encontre des militants
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- Publié le samedi 5 janvier 2013 09:27
- Écrit par Amnesty international Algerie
Taher Belabès est détenu depuis le 2 janvier et selon les déclarations de la police à la presse (http://www.tsa-algerie.com/divers/arretes-mercredi-six-manifestants-dont-tahar-belabes-seront-deferes-devant-le-parquet-actualise_23280.html), sera inculpé d’ « incitation à attroupement », et d’ « obstruction de la voie publique ». Il a été arrêté après que les forces de sécurité aient dispersé un sit-in de chômeurs à Ouargla, qui demandaient des opportunités d’emploi.
Amnesty International est préoccupée par l’utilisation croissante par les autorités algériennes de chefs d’inculpation tels que la « provocation à attroupement », qui peut etre punie par une peine de prison allant jusqu'à cinq ans, à l’encontre de personnes militant pour les droits économiques et sociaux. Cela démontre un harcèlement judiciaire et des mesures d’intimidation croissants à l’égard de ces militants.
Malgré la levée de l’Etat d’urgence en Algérie en 2011, les libertés d’expression et de réunion pacifique continuent d’être restreintes. Amnesty International a appelé les autorités algériennes à abroger ou modifier la loi no 91-19 de 1991 régissant l’exercice du droit à la liberté de réunion pacifique. Le Rapporteur spécial de l’ONU sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression a également appelé les autorités algériennes à modifier cette loi de manière à instituer un régime de notification pour les manifestations publiques au lieu du régime d’autorisation en vigueur.
Lire l’article d’Amnesty International en anglais ( http://amnesty.org/en/news/latest-detention-reveals-algerias-ongoing-repression-2013-01-04)




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