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Décès de Mohamed Tamalt : Une enquête indépendante doit être ouverte

Les autorités algériennes doivent ouvrir une enquête indépendante, approfondie et transparente sur les circonstances de la mort du journaliste Mohamed Tamalt, survenue aujourd’hui, 11 décembre, à l’hôpital Lamine Debaghine de Bab El Oued, où il avait été transféré suite à sa grève de la faim,  a déclaré Amnesty International.

 

Mohamed Tamalt, était dans le coma depuis la fin aout, et observait une grève de la faim depuis le 27 juin pour protester contre son emprisonnement, selon sa famille.

Il avait été condamné, le 11 juillet, à deux ans d’emprisonnement et à une amende de 200 000 dinars algériens par le tribunal de Sidi M’Hamed, à Alger, pour « outrage » au président et aux institutions publiques en vertu des articles 144, 144 bis et 146 du Code pénal en raison de messages qu’il avait publiés sur Facebook. Sa peine avait été confirmée en appel le 9 août. Ses avocats avaient saisi la Cour de cassation, plus haute juridiction du pays, qui a le pouvoir d’annuler la condamnation, de la confirmer ou de faire rejuger l’affaire.

Amnesty International avait exhorté les autorités algériennes à le libérer immédiatement et sans condition et de veiller à ce que sa condamnation soit annulée. En ce qui concerne les infractions au Code pénal dont il avait été déclaré coupable, Amnesty International estime que les actions en justice visant à protéger la réputation de personnalités publiques ou d’inconnus doivent relever d’une procédure civile et non pénale.

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