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Libération du cinéaste iranien Behrouz Ghobadi à la suite de la campagne internationale d'Amnesty International, à laquelle ont participé des artistes d'Hollywood

Amnesty International États-Unis a annoncé, mardi 23 janvier, que le cinéaste kurde iranien Behrouz Ghobadi, petit frère du réalisateur mondialement reconnu Bahman Ghobadi (Rhino Season), a été libéré de prison en Iran, à la suite d'une campagne réclamant sa libération et à laquelle ont participé des réalisateurs et des acteurs connus d'Hollywood, ainsi que des cinéastes indépendants.

Depuis son arrestation, le 4 novembre 2012, Behrouz Ghobadi était détenu au secret dans un lieu qui n'a pas été révélé. Les demandes répétées de son avocat et des membres de sa famille pour le voir avaient été rejetées. 

Behrouz Ghobadi n'aurait jamais dû être arrêté. Son placement en détention s'inscrivait dans le cadre d'une série d'attaques contre la liberté d'expression menées par les autorités iraniennes. 

En décembre 2012, à la suite d'une Action urgente diffusée par Amnesty International le 27 novembre, des membres de l'organisation sont passés à l'action dans le monde entier. Des célébrités d'Hollywood, notamment Martin Scorsese, Paul Haggis, Liam Neeson, James Franco ou encore Mila Kunis, se sont joints à la campagne organisée par Amnesty International États-Unis pour réclamer la libération de Behrouz Ghobadi en s'exprimant et en signant une pétition. L'actrice Nazanin Boniadi, l'une des porte-parole d'Amnesty International États-Unis, et la journaliste, auteure et militante Roxana Saberi ont participé au lancement de la campagne. 

Dans une déclaration conjointe, ces personnalités ont affirmé : « Nous sommes enchantés d'apprendre que [Behrouz Ghobadi] a retrouvé sa famille, en particulier son fils nouveau-né, Harmang. Nous sommes reconnaissants envers les innombrables personnes qui ont agi avec Amnesty International pour obtenir sa libération. Ensemble, nos voix forment un vacarme de protestations trop bruyant pour être ignoré. » 

Behrouz Ghobadi est toujours en Iran. 

Il a réalisé trois courts-métrages et a travaillé en tant que producteur exécutif et responsable de production pour six des films controversés de son frère. Sa famille a entendu dire qu'il était accusé d'« agissements contre la sécurité nationale » mais elle maintient qu'il est innocent, car il n'a jamais été impliqué dans la politique et n'a aucun lien avec des activités dissidentes en dehors des films de son frère. 

Son frère, Bahman Ghobadi, critique ouvertement le gouvernement et vit actuellement en exil. Les films de Bahman Ghobadi Un temps pour l'ivresse des chevaux (2000), Les Tortues volent aussi (2004), Les Chants du pays de ma mère (2002) et Half Moon (2006) ont remporté de nombreuses récompenses dans des festivals. Plusieurs de ses films sont interdits en Iran. L'une de ses œuvres les plus récentes, Les Chats persans (2009), raconte les difficultés de jeunes musiciens iraniens qui tentent d'échapper à la censure. Son dernier film en date, Rhino Season (2012), décrit l'histoire d'un poète qui a passé 27 ans en prison en Iran. 

L'appel pour la libération de Behrouz Ghobadi entrait dans le cadre d'une campagne, toujours en cours, d'Amnesty International visant à dénoncer et à mettre un terme à l'emprisonnement de dissidents et de manifestants pacifiques en Iran. 

Parmi ces personnes se trouve le cinéaste reconnu Jafar Panahi, détenu pendant deux mois en 2010. Il a été l'objet d'une campagne mondiale de la part des membres et sympathisants d'Amnesty International, qui demandaient sa libération. 

Bien qu'il soit actuellement libre, Jafar Panahi reste condamné à six ans d'emprisonnement et il lui est toujours interdit de se rendre à l'étranger ou de faire des films. 

Le droit à la liberté d'expression comprend « la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix ». 

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