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Mali. Les parties au conflit doivent prendre toutes les mesures pour éviter les pertes civiles

Toutes les parties au conflit armé au Mali doivent veiller à la protection des civils, a appelé Amnesty International lundi 14 janvier alors que les attaques militaires menées par les forces françaises se poursuivent. Avec le soutien français, l'armée malienne a lancé une contre-offensive contre les groupes islamistes armés le 11 janvier 2013, afin d’empêcher la conquête de villes du sud du pays.

«Nous sommes très préoccupés par le fait que les combats pourraient conduire à des attaques aveugles ou illégales dans des régions où les membres des groupes islamistes armés se mêlent aux civils », a déclaré Paule Rigaud, directrice adjointe du programme Afrique d'Amnesty International.

« Les forces impliquées dans les attaques armées doivent à tous prix proscrire les bombardements aveugles et prendre toutes les mesures pour éviter les pertes civiles. »

Lundi 14 janvier, la ville de Diabaly, à 400 km au nord de Bamako, la capitale, a été prise à l'armée malienne par les groupes islamistes armés.

Suite à une intensification de l'intervention, l'armée française a bombardé des positions des groupes armés dans le nord, à Gao et Kidal le 13 janvier. Au moins six civils auraient été tués au cours des combats pour le contrôle de la ville de Konna les 11 et 12 janvier.

« La communauté internationale a la responsabilité de prévenir une nouvelle flambée de violations au cours de cette nouvelle phase du conflit », a déclaré Paule Rigaud.

Amnesty International exhorte la communauté internationale à soutenir le déploiement immédiat d’observateurs des droits humains. Ces observateurs doivent être chargés de surveiller notamment le recours aux enfants soldats, la protection du droit des enfants, les violences sexuelles et la protection des civils.

Des informations indiquent que les groupes islamistes ont recours à des enfants soldats, et que certains d'entre eux ont été blessés et peut-être été tués au cours des trois derniers jours.

Amnesty International exhorte les forces françaises au Mali à prévenir les civils le plus tôt possible de leurs attaques, et demande aux groupes armés de ne pas localiser d’objectifs militaires à proximité de biens civils. Les forces armées sont tenues, en vertu du droit international humanitaire de prendre toutes les précautions nécessaires pour limiter les dommages causés aux civils.

L’organisation exhorte également les groupes armés à ne pas s’attaquer aux 13 otages qu'ils détiennent, parmi lesquels figurent six Français et quatre ressortissants algériens.

Depuis que les groupes islamistes ont pris le contrôle du nord du Mali en avril 2012, ils ont commis de nombreuses atteintes très graves des droits humains, recourant à des châtiments tels que l'amputation, la flagellation et la lapidation à mort pour ceux qui s'opposent à leur interprétation de l'Islam.

À la demande du gouvernement malien, la France a déployé depuis le 11 janvier 2013, quelque 550 soldats au Mali dans le cadre de l’« Opération Serval ».

Le 20 décembre 2012, le Conseil de sécurité des Nations unies a validé à l'unanimité une force africaine visant à « prendre toutes les mesures nécessaires » pour libérer le nord du Mali des « terroristes, extrémistes et groupes armés ». Plusieurs pays ouest-africains, dont le Nigeria et le Niger, sont sur le point d’envoyer des troupes au Mali.

 

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