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Cinq moyens d’agir maintenant en faveur de Raif Badawi

Il faut de toute urgence que les autorités saoudiennes mettent fin à la flagellation de Raif Badawi et le libère immédiatement. Voici ce que vous pouvez faire. En mai 2014, les autorités saoudiennes ont condamné Raif Badawi à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet. Il a été reconnu coupable d'avoir insulté l'islam dans ses écrits et sur son site Internet, créé pour encourager le débat public. 

 

Vendredi 9 janvier 2015, Raif a reçu la première série de 50 coups de fouet extrêmement douloureux. Un témoin a déclaré : « Il était silencieux, mais on voyait qu'il souffrait terriblement. » Raif doit maintenant subir une nouvelle série de 50 coups de fouet, probablement tous les vendredis pendant 19 semaines. Cela ne peut pas continuer.

L'Arabie saoudite a condamné l'attaque contre Charlie Hebdo, à Paris, en la qualifiant d'acte « lâche ». Le lendemain, ses autorités ont flagellé Raif Badawi pour avoir exercé son droit à la liberté d'expression. Nous devons dénoncer cette hypocrisie. Nous devons les mettre dans l'embarras pour les forcer à réagir immédiatement.

Voici cinq moyens d'agir dès maintenant.

Si vous le pouvez, nous vous invitons à intégrer les mots-clés #FreeRaif et @AmnestyOnline dans tous les tweets que vous publiez..

UN

Envoyez des tweets aux autorités saoudiennes

L'Arabie saoudite est très sensible quant à son image publique et sa réputation internationale. Si nous visons les responsables du pays publiquement, ils pourraient se sentir obligés de réagir et arrêter la flagellation pour conserver leur amour-propre. Voici quelques comptes Twitter où vous pouvez essayer de le faire :
Ministère de la Justice : @MojKsa 
Organisation nationale de défense des droits humains : @NSHRSA 
Ministère des Affaires étrangères : @KSAMOFA
Prince héritier et ministre de la Défense, Salman bin Abdul Aziz Al Saud : @HRHPSalman

DEUX

Appelez votre gouvernement à faire pression sur l'Arabie saoudite

Votre gouvernement doit faire tout son possible pour que l'Arabie saoudite agisse correctement. Publiez des tweets sur les comptes officiels des autorités de votre pays (par exemple, votre ministère des Affaires étrangères, ou votre ambassade en Arabie saoudite) et demandez-leur d'inciter l'Arabie saoudite à empêcher la flagellation de Raif et à le libérer immédiatement. Voici les comptes Twitter de quelques ambassades en Arabie saoudite : 
Royaume-Uni : @UKinSaudiArabia 
Pays-Bas : @NLinSaudiArabia 
Suède : @SwedeninKSA 
États-Unis : @USEmbassyRiyadh 
Allemagne : @GermanyinKSA 
Union européenne : @EUintheGCC

TROIS

Contactez l'ambassade d'Arabie saoudite dans votre pays

Cherchez sur Internet le numéro de téléphone ou de fax de l'ambassade d'Arabie saoudite dans votre pays, et contactez-la pour demander que Raif ne soit pas flagellé à nouveau et qu'il soit libéré immédiatement. Nous savons que cette forme d'action est particulièrement efficace (et agaçante). Vous pouvez aussi lui envoyer un tweet, même si les seules ambassades d'Arabie saoudite qui, à notre connaissance, possèdent un compte Twitter sont celles présentes aux États-Unis @SaudiEmbassyUSA et au Royaume-Uni @SaudiEmbassyUK.

QUATRE

Manifestez devant l'ambassade d'Arabie saoudite

Aux quatre coins du globe, des militants ont commencé à organiser des manifestations devant les ambassades d'Arabie saoudite. Contactez votre bureau local d'Amnesty International pour savoir si quelque chose est déjà prévu, ou rassemblez des amis pour organiser votre propre manifestation.


CINQ
Envoyez des tweets de soutien à Raif et sa famille

Envoyez vos messages de solidarité aux proches de Raif, afin qu'ils sachent que nous sommes à leurs côtés pour appeler l'Arabie saoudite à le libérer. Publiez vos tweets sur @raif_badawi (compte Twitter officiel de Raif) et @miss9afi (compte de son épouse, Ensaf Haidar, qui vit au Canada avec leurs trois enfants).

Ensaf nous a dit qu'elle craignait que son époux ne soit pas en mesure de supporter physiquement une deuxième série de coups de fouet. « Raif m'a dit qu'il souffrait beaucoup depuis les premiers coups de fouet, il n'est pas en bonne santé ».

« La semaine dernière je l'ai dit à nos enfants pour qu'ils n'apprennent pas la nouvelle à l'école. Cela a été un grand choc pour eux. Les pressions internationales sont fondamentales. Je pense que si nous continuons à le soutenir cela va finir par payer. Nous devons continuer de lutter. »

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