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Myanmar:Libérez immédiatement le Dr. Tun Aung

Notre mobilisation en décembre a vraisemblablement permis que le docteur Tun Aung, prisonnier d’opinion, bénéficie d’une importante remise de peine. Cela n’est pas suffisant. Exigez avec nous sa libération immédiate.

Le 29 mai dernier, un militant lyonnais d’Amnesty recevait un courrier de  la Commission nationale des droits de l’homme du Myanmar(CNDHM), en réponse à l’une de ses lettres demandant la libération du docteur Tun Aung. Cette lettre contenait d’excellentes nouvelles relatives à Tun Aung.

Selon ce courrier, le docteur Tun Aung, prisonnier d’opinion initialement condamné à 13 ans et demi de prison, n’a plus qu’un an et un mois de prison à purger. Le président du Myanmar lui a accordé deux remises de peine d’un total de 10 ans, juste après le Marathon des Lettres 2013, lors de laquelle plus de 160 000 courriers et pétitions de sympathisants d’Amnesty lui avaient été adressées. Le 19 juillet 2014 constitue une date traditionnelle d’amnistie des prisonniers d’opinion au Myanmar.

Il est urgent d’agir pour que Tun Aung soit définitivement libéré. Signez notre pétition à l'attention de l'ambassadeur du Myanmar

Excellence,


J’ai appris avec une grande satisfaction les 10 années de réductions de peine accordées au Docteur Tun Aung  par décret présidentiel  le 30 décembre 2013 et le 20 janvier 2014.

D’après la Commission nationale des droits humains du Myanmar, il ne lui reste plus qu'un an et un mois de peine de prison à purger et il a été transféré le 6 février 2014 à la prison d’Insein, où il est suivi médicalement et où il peut recevoir des visites de sa famille.

Malgré es nouvelles très encourageantes, je n’oublie pas l’engagement public du président Thein Sein à libérer tous les prisonniers politiques et d’opinion à fin 2013.

Le Docteur Tun Aung est considéré comme un prisonnier d’opinion par Amnesty International et l’ancien Rapporteur des Nations Unies sur le Myanmar. Pourtant, il demeure toujours emprisonné alors que son seul tort semble être d’appartenir à la minorité Rohingya, qui subit des discriminations massives, et d’avoir été un bouc émissaire suite aux violences interreligieuses qui ont eu lieu dans l’Etat Rakhine.

Médecin et président du conseil musulman des affaires religieuses dans l’Etat du Rakhine, il a été arrêté le 11 juin 2012 alors qu’il avait été appelé par les autorités locales pour tenter d’apaiser les violences intercommunautaires, causant de nombreux morts et le déplacement de milliers de personnes.

Tous les témoins indépendants interrogés par Amnesty International ont affirmé qu’il n’avait à aucun moment usé de violence ou incité à son usage: pourtant il a été inculpé d’incitation à la violence. Détenu au secret pendant plusieurs mois, il a été condamné à l’issue de plusieurs procès à huis clos pour lesquels il n’a pas pu consulter en privé l’avocat que l’Etat lui avait attribué. Son procès a donc été inéquitable.

Des réductions de peine ne sont donc pas suffisantes : il doit être libéré immédiatement et inconditionnellement. Dans l’attente de sa libération, sa famille doit continuer de pouvoir lui rendre visite et il doit continuer de recevoir un traitement médical adéquat.
Le jour des Martyrs, date d’amnistie traditionnelle de prisonniers le 19 juillet prochain, donne au président Thein Sein l’occasion de réparer la condamnation inéquitable et erronée du docteur Tun  Aung.

J’espère, Excellence, que vous relaierez mon appel à votre président. Dans l'attente recevez mes meilleures salutations.

      

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