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Algérie. Le journaliste et militant Hassan Bouras libéré

Le journaliste et militant Hassan Bouras, âgé de 48 ans, a été libéré le 18 janvier de la prison d’El Bayadh (ouest du pays). Il a été arrêté le 2 octobre lorsque les forces de sécurité ont effectué une descente à son domicile.

Après avoir passé deux jours en garde à vue, son cas a été transféré et a donné lieu à une enquête pour « outrage envers un corps constitué », ainsi que pour incitation de « citoyens ou habitants à s'armer contre l'autorité de l'État ou s'armer les uns contre les autres », une infraction plus grave passible de la peine de mort. Les autorités ont refusé sa remise en liberté durant le procès, et il a été incarcéré à la prison d’El Bayadh.

Un voisin qui s’était rendu au domicile familial de Hassan Bouras durant l’arrestation a lui aussi été appréhendé et déclaré coupable d’« agression » envers les forces de sécurité et d’« outrage au président », et condamné à une peine de deux mois de prison avec sursis. Hassan Bouras est un membre dirigeant de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), ainsi qu’un journaliste indépendant. Il est également membre du Front du refus, une coalition se prononçant contre le recours à la fracturation hydraulique pour l’extraction du gaz de schiste en Algérie. Il a déjà été poursuivi pour « diffamation », « offense » et « injure » à l’égard d’institutions de l’État en 2003 et 2008, et est connu pour ses efforts visant à dénoncer la corruption et d’autres abus présumés attribués à des représentants de l’État.

 

Amnesty International avait dénoncé la répression de la liberté d’expression en ligne et hors ligne à travers le pays et avait demandé aux autorités algériennes d’annuler les condamnations prononcées et d’abandonner les charges retenues contre des militants non violents accusés d’avoir pacifiquement exercé leurs droits à la liberté d'expression et de réunion. Les législateurs algériens doivent modifier les lois érigeant en infraction l’exercice de libertés civiles et prévoyant des peines de prison contre des manifestants non violents.

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