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Salvador : Maria Teresa Rivera remercie ses sympathisants après sa libération

Le 20 mai 2016, Maria Teresa Rivera a enfin été libérée de prison au Salvador après qu’un juge a abandonné toutes les charges retenues contre elle. En 2011, elle avait été condamnée à 40 ans de prison après avoir fait une fausse couche. Des milliers de personnes du monde entier ont défendu sa cause. Voici son message de remerciement à toutes ces personnes.

Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont soutenue, et ne m’ont jamais abandonnée, vous toutes et tous qui avez cru en moi et toujours clamé mon innocence, même si vous ne me connaissiez pas. Cela a beaucoup compté pour moi.

Quand j’ai entendu que j’étais libre, je me suis sentie très heureuse parce que je n’avais pas vu mon fils depuis un an et demi. Cela m'avait plongée dans le désespoir et l’angoisse, parce que je ne savais pas comment il allait. Quand on m’a dit que j’étais libre, je n’avais pas de mots, je me sentais heureuse parce que j’allais voir mon fils - c’était mon souhait - et parce que nous serions réunis.

La première chose qu’il m’a dite, c’est qu’il m’aimait très fort. Je lui ai dit que je l’aimais aussi. Quand je l’ai vu, j’ai su que je ne serais plus jamais séparée de lui. Dieu merci, je suis avec lui maintenant.

Je m’inquiète de ma situation financière, parce que je n’ai pas de travail ni les moyens de subvenir aux besoins de mon fils. Mais je pense que Dieu va m’ouvrir des portes.

J’ai toujours souhaité que mon fils soit différent de moi, qu’il ait une bonne profession. Je n’ai pas pu étudier parce que je n’en avais pas les moyens. Mais je veux trouver une manière de garantir que mon fils puisse étudier.

[Depuis ma libération,] je partage mes expériences avec d’autres - et je remercie Dieu parce que je ne suis plus [en prison].

Je suis très reconnaissante à toutes les femmes et tous les hommes qui ont suivi mon cas, avec une bougie allumée, et qui espéraient que je serais libérée. Cela m’a donné beaucoup de force, parce que si vous pouviez y croire à l’extérieur, je devais y croire moi aussi.

Chacun et chacune d’entre vous est un ange envoyé dans ma vie au moment où j’en avais le plus besoin. Merci à toutes et à tous. Je sais que vous ne me laisserez pas seule et que vous continuerez à soutenir mes « compañeras » - plus de 25 femmes qui se trouvent toujours en prison et qui sont innocentes, comme moi.

Justice a été rendue au Salvador et il faut que cela se reproduise pour mes compañeras. Je demande à l’ensemble des femmes et des hommes qui ont suivi mon cas de les soutenir. Je me joindrai à vous. Je n’ai pas les moyens financiers de les aider, mais j’ai la force morale requise pour contribuer à les rendre fortes, en gardant vivant l’espoir qu’elles seront elles aussi libres, et que justice sera faite.

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