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L'hisoire d'Amnesty International

Amnesty International, c’est quoi ?

Amnesty International est un mouvement mondial de personnes qui luttent pour les droits humains. Elle intervient au nom des victimes de violations de ces droits, en se basant sur une recherche impartiale et sur le droit international. Amnesty International est indépendante de tout gouvernement, idéologie politique, intérêt économique ou religion.

Comment fut-elle créée ?

Amnesty International est née de l'indignation et du courage d'un homme. En 1961, Peter Benenson, un avocat britannique apprend, en ouvrant son journal, que deux étudiants portugais ont été arrêtés et emprisonnés à Lisbonne, pour avoir porté un toast à la liberté.

Indigné, Peter Benenson pense d’abord se rendre à l’ambassade du Portugal pour protester, puis, conscient du peu de poids qu’aurait une telle démarche, imagine une action plus déterminante : faire participer le public, et bombarder le gouvernement portugais de lettres de protestation envoyées par des citoyens anglais.

L’idée fait son chemin et évolue encore...Pourquoi se consacrer à un seul pays ? Pourquoi ne pas lancer une campagne d’un an pour attirer l’attention du public sur le sort des prisonniers politiques et religieux à travers le monde ?

Le 28 mai 1961, il publie un article intitulé « Les prisonniers oubliés » (The forgotten prisonners), dans l’hebdomadaire anglais, The Observer.  Cet article est illustré par les photos de six prisonniers originaires de Roumanie, de Tchécoslovaquie, de Hongrie, de Grèce, des Etats-Unis et de l’Angola. Aucun d’eux n’a usé de violence, mais tous sont emprisonnés pour « dissidence » d’opinion. Pour chacun d’entre eux, Benenson lance un « Appel à l’amnistie » et demande à leurs gouvernements respectifs de les relâcher ou de les juger de manière équitable.

Peter Benenson commence son article par la phrase suivante : « Ouvrez votre journal n’importe quel jour de la semaine et vous trouverez venant de quelque part dans le monde une dépêche indiquant que quelqu’un a été emprisonné, torturé ou exécuté parce que ses opinions ou ses croyances religieuses ont été jugées inacceptables par son gouvernement. Ils sont plusieurs millions en prison pour cela et leur nombre ne cesse de croître. Devant son journal, le lecteur ressent un sentiment d’écœurement et d’impuissance. Or, si ces sentiments de dégoûts répandus dans le monde entier pouvaient être réunis en vue d’une action commune, quelque chose d’efficace pourrait être réalisé  »

L’article suscite un nombre incroyable de lettres, d’offres de services et  d’adhésions. Parmi les premiers sympathisants, une jeune dessinatrice anglaise, Diana Redhouse propose ses services à Peter Benenson, qui lui suggère de créer un emblème, il pense par exemple à une bougie entourée de barbelés. Diana dessine le logo qui n’a pas changé à ce jour et qui illustre le vieux proverbe chinois « mieux vaut allumer une bougie que maudire l’obscurité ».

En juillet 196,1 se réunissent « les premiers délégués nationaux » du mouvement : ils viennent de France, de Belgique, de Suisse, d’Irlande, des Etats-Unis et bien entendu, de Grande-Bretagne. Ensemble, ils décident de faire de l’Appel en faveur de l’amnistie 1961 un mouvement permanent « pour la défense de la liberté d’opinion et de religion » qui portera le nom Amnesty International.

Un petit bureau et une bibliothèque, gérés par des bénévoles, sont ouverts au cabinet de Peter Benenson à Mitre Court, à Londres. Un principe est établi : afin de renforcer l'impartialité de l'action, chaque groupe adoptera trois prisonniers venant d'horizons géographiques et politiques différents.

 

 

 

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