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Les attaques contre les défenseurs des droits humains atteignent un niveau inquiétant

  • Amnesty International lance une nouvelle campagne mondiale pour combattre la vague d'attaques dont sont victimes les hommes et les femmes qui défendent les droits humains.
  • En 2016, 281 personnes ont été tuées pour avoir défendu les droits humains, contre 156 en 2015.
  • Les défenseurs des droits humains sont la cible d'une vague d'attaques sans précédent, sur fond de discours de diabolisation, de répression de la société civile et d'utilisation généralisée de la surveillance.

Partout dans le monde, des membres influents de la société civile, des avocats, des journalistes et d'autres défenseurs des droits humains sont victimes de persécutions, de manœuvres d'intimidation et de violences d'un niveau sans précédent, a alerté Amnesty International, aujourd'hui 16 mai, lors du lancement de sa nouvelle campagne mondiale demandant l'arrêt des attaques contre celles et ceux qui ont le courage de combattre l'injustice.

Tunisie. L'examen par le Conseil des droits de l'homme doit être l'occasion de relancer les réformes

Le gouvernement doit faire la preuve de son engagement en faveur des droits humains en acceptant les recommandations qui lui ont été adressées à propos de la lutte contre la torture, de l'élimination de la discrimination et de la protection des femmes et des filles contre les violences sexuelles et liées au genre, a déclaré Amnesty International. 

Turquie. Le journalisme n’est pas un crime

En 2016, un tiers des journalistes et professionnels des médias emprisonnés dans le monde étaient détenus dans des prisons turques ; la vaste majorité d’entre eux dans l’attente d’un procès. La liberté d’expression subit des attaques constantes et toujours plus nombreuses en Turquie.

Depuis la tentative de coup d’État de juillet 2016, les universitaires, les journalistes et les auteurs qui critiquent le gouvernement risquent de faire l’objet d’enquêtes pénales, de poursuites, de manœuvres d’intimidation et de harcèlement et de censure.

Cette stratégie, qui s’ajoute à la fermeture d’au moins 156 organes de presse par décret exécutif pris sous l’état d’urgence, envoie un message clair et inquiétant et a de graves conséquences pour la liberté de la presse. L’ampleur de la répression des médias par le gouvernement turc est telle qu’elle a été décrite par certains comme la « mort du journalisme ».

« Le journalisme n’est pas un crime... Nous défendons l’essence et l’éthique mêmes du journalisme, alors que [le gouvernement] essaie de les détruire. » FatihPolat, rédacteur en chef du journal Evrensel

 Ahmet Şık : en détention depuis le 29 décembre 2016

Ahmet Şık est un journaliste d’investigation aguerri et est habitué aux poursuites et à la détention motivées par des considérations politiques. Il a en effet été emprisonné pendant plus d’un an en 2011 pour avoir écrit un livre décrivant l’infiltration supposée des structures étatiques par des partisans du dignitaire religieux FethullahGülen, à l’époque un allié du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir.

En décembre 2016, Ahmet Şık a de nouveau été emprisonné dans l’attente d’un procès, accusé cette fois d’avoir fait de la propagande pour la branche armée du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et ce que le gouvernement appelle l’« organisation terroriste Fethullah » (FETÖ), qui serait, d’après le gouvernement, dirigée par FethullahGülen et responsable de la tentative de coup d’État.

Ahmet Şık a été renvoyé à la prison de Silivri, six ans après y avoir été détenu pour la première fois. Il y partage une cellule avec deux autres détenus. Il ne peut s’entretenir qu’avec sa famille proche et uniquement à travers une vitre et par le biais d’un téléphone une fois par semaine. Leurs conversations sont enregistrées. Il n’est pas autorisé à recevoir du courrier ou des livres.

Dans l’acte d’accusation émis en avril 2017, huit tweets, deux interviews et un article dont Ahmet Şık est l’auteur ont été présentés à titre de preuves de son soutien à trois organisations interdites qui ont toutes des objectifs complètement différents et souvent opposés. Il est accusé d’« aide à une organisation terroriste ». 

 

 « Je nie les accusations portées contre moi. L’enquête porte sur mes activités professionnelles, en d’autres  termes, sur mes activités de journaliste. » Déposition d’Ahmet Şık, 30 décembre 2016

La peur est paralysante

L’érosion de la liberté de la presse n’est pas nouvelle en Turquie. En 2013, lorsque les vastes manifestations contre la destruction du parc Gezi ont éclaté à Istanbul, l’une des principales chaînes d’informations diffusait un documentaire sur les pingouins plutôt que de couvrir les manifestations. Des journalistes ont perdu leur emploi parce qu’ils avaient mécontenté les autorités. Des organes de presse qui critiquaient les autorités ont été repris et leur ligne éditoriale a été modifiée pour être plus complaisante à l’égard du gouvernement.

Le journalisme indépendant est au bord du gouffre en Turquie : plus de 120 journalistes et autres professionnels des médias sont emprisonnés et des milliers d’autres ont perdu leur emploi en raison de la fermeture de plus de 156 organes de presse.

La peur d’aller en prison pour avoir critiqué les autorités est palpable : les articles des journaux et les programmes de discussion de l’actualité, très populaires en Turquie, ne comptent que très peu d’opinions dissidentes et les points de vue ne sont pas très variés.

Les journalistes travaillant pour des organes de presse étrangers et les journalistes indépendants n’ont pas été épargnés. Certains ont été expulsés ou se sont vu refuser l’entrée sur le territoire turc, et d’autres ont vu leur carte de presse révoquée.

Deniz Yücel : détenu depuis février 2017

Deniz Yücel, le correspondant en Turquie du journal allemand Die Welt, est le premier journaliste étranger à avoir été placé en détention provisoire, en février 2017, depuis la tentative de coup d’État. Il avait été ajouté à un groupe sur Twitter qui avait été utilisé pour publier certains courriels piratés. Le groupe Red Hack a publié des dizaines de milliers de courriels en septembre 2016, notamment certains qui auraient été obtenus en piratant le compte de Berat Albayrak, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et gendre du président Recep TayyipErdoğan.

Après 13 jours de garde à vue, il a été incarcéré dans l’attente de son procès pour « propagande pour le compte d’une organisation terroriste » et « incitation du public à la haine ».

En réalité, DenizYücel a été interrogé par le procureur et au tribunal à propos de sept articles portant sur un vaste éventail de sujets qui n’ont aucun lien avec les courriels piratés. Lors de sa déposition au tribunal, il a déclaré que les questions qui lui étaient posées étaient fondées sur des traductions erronées et des interprétations biaisées de ses articles.

DenizYücel est toujours détenu à la prison de Silivri. La demande de libération déposée par ses avocats a été refusée en mars 2017.        

 

    


  La répression des médias en chiffres

 

 


Nazlı Ilıcak : en détention depuis le 26 juillet 2016

Nazlı Ilıcak, une journaliste et commentatrice politique de premier plan, était en vacances dans le sud de la Turquie lorsqu’elle a vu dans les médias, le 25 juillet 2016, qu’un mandat d’arrêt avait été émis contre elle. D’après son avocat, elle a été arrêtée et placée en détention alors qu’elle allait se présenter au poste de police le lendemain.

Le tribunal a ordonné son placement en détention dans l’attente de son procès, au motif qu’elle était introuvable le jour de l’émission de son mandat d’arrêt. Le tribunal a affirmé qu’il existait un risque qu’elle prenne la fuite, qu’elle altère des éléments de preuve et qu’elle fasse pression sur des témoins.

En plus des accusations d’appartenance à l’« organisation terroriste Fethullah » (FETÖ), elle a été interrogée pour des accusations de « tentative de renverser le gouvernement ou d’entraver l’exercice de ses fonctions » et de « propagande pour le compte d’une organisation terroriste ». Elle a été interrogée sur un programme de télévision qu’elle avait présenté la veille de la tentative de coup d’État. Elle risque la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.

« Mon travail à la chaîne de télévision était de présenter un programme, ni plus ni moins. » NazlıIlıcak

 

 


 Kadri Gürsel : en détention depuis le 31 octobre 2016

Le journaliste chevronné KadriGürsel est l’une des neuf personnes qui travaillaient pour le journal Cumhuriyet et qui ont été emprisonnées en novembre 2016. Il est journaliste depuis 30 ans et est spécialisé dans les relations internationales. Il est aujourd’hui accusé d’infractions liées au terrorisme en raison d’un article intitulé « Erdoğan veut être notre père » qu’il avait rédigé en juillet 2016, peu de temps avant la tentative de coup d’État.

Dans l’article, Kadri Gürsel écrivait qu’Erdoğan voulait s’imposer de force à la population, et suggérait que la façon de lutter contre cela était de le rejeter et se rebeller, à l’instar de ce qu’il s’est passé en Tunisie, lorsque Mohamed Bouazizi s’est immolé par le feu, déclenchant une révolution qui avait mené au renversement de Ben Ali, l’ancien président de Tunisie. Kadri Gürsel a déclaré au tribunal que l’article était écrit sur le ton de l’humour noir.

Dans l’acte d’accusation émis le 4 avril, les liens entre Kadri Gürsel et des personnes utilisant l’application pour téléphone ByLock ont été présentés à titre d’éléments de preuve, au motif qu’il s’agissait d’un moyen de communication utilisé par les membres de la FETÖ. L’acte d’accusation ne précisait pas les raisons pour lesquelles le fait qu’il connaisse ces personnes et le contenu des communications entre eux pouvaient avoir été illégaux.

« Ils essaient d’inventer des éléments de preuve de ma culpabilité alors qu’ils n’existent pas. » Kadri Gürsel


  Zehra Doğan : détenue de juillet 2016 à décembre 2016

Zehra Doğan, la rédactrice en chef de JINHA, a été placée en détention provisoire le 21 juillet 2016 pour des accusations d’appartenance à une organisation terroriste et de propagande pour le compte d’une organisation terroriste.

« Ils m’ont menacée avec une arme à feu. L’un d’eux a dit que je devrais devenir sa maîtresse, que si je le faisais, il me sauverait. C’était affreux. Je répétais sans cesse que je suis journaliste. »

L’affaire contre elle reposait sur les déclarations de témoins qui affirmaient qu’elle avait été vue en train de parler avec des membres du YPS, la branche jeunesse du PKK, pendant le couvre-feu. Son interrogatoire par le procureur n’a pas duré plus de 10 minutes.

À la prison de Mardin, elle a été détenue avec 51 autres femmes dans une aile destinée à accueillir 30 personnes. Pendant des mois, elle a dormi par terre sur des couvertures. Elle n’avait accès à de l’eau que pendant trois plages horaires d’une heure chaque jour.

ZehraDoğan a été libérée en décembre 2016. En mars 2017, elle a été acquittée des accusations d’appartenance à une organisation terroriste mais déclarée coupable de propagande pour le compte d’une organisation terroriste, sur la base de publications sur les réseaux sociaux qui ne contenaient aucune incitation à la violence. Elle a été condamnée à deux ans, neuf mois et 22 jours d’emprisonnement, mais est actuellement libre dans l’attente de la décision relative à son appel.


  Des médias contraints au silence

Imaginez un instant un monde sans presse libre. Comment serait-ce ?

Des informations limitées sur le monde qui nous entoure. Aucun accès à des analyses différentes et donc moins de possibilités d’amener les institutions et les gouvernements à rendre des comptes de manière ouverte et transparente.

Des médias dynamiques et pluralistes sont indispensables pour que tous les membres de la société puissent exercer leurs autres droits humains. C’est un moyen essentiel d’assurer l’exercice de la liberté d’expression, et notamment du droit de rechercher et de recevoir des informations et des idées de toutes sortes. La liberté de la presse est indispensable pour amener les puissants à rendre des comptes pour leurs actions.

L’emprisonnement prolongé de journalistes et d’autres professionnels des médias les réduit au silence, a un effet dissuasif sur les autres et crée un gouffre considérable dans le débat public. Il est donc primordial d’obtenir la libération des journalistes emprisonnés, afin de créer un meilleur futur pour les droits humains en Turquie.

Cette répression doit cesser. Les journalistes et autres professionnels des médias en détention provisoire prolongée et punitive doivent être libérés. Le journalisme n’est pas un crime : les personnes qui exercent cette profession doivent avoir le droit de travailler.

Yémen. La coalition menée par l'Arabie saoudite se prépare à bombarder des civils

Les craintes se renforcent pour la sécurité des civils à Hodeida, ville portuaire stratégique située dans l'ouest du pays. En effet, selon certaines informations, la coalition menée par l'Arabie saoudite devrait bientôt lancer une offensive majeure, a déclaré Amnesty International alors que les États de l'ONU se réunissent dans le cadre d'une conférence des donateurs à Genève le 25 avril.

6 500 prisonniers palestiniens détenus par Israël

La politique mise en œuvre par Israël depuis des décennies, qui consiste à incarcérer des Palestiniens de Cisjordanie occupée et de Gaza dans des prisons situées en Israël et à les priver des visites régulières de leur famille, est cruelle et constitue une violation flagrante du droit international, a déclaré Amnesty International, alors que des prisonniers s’apprêtent à observer une grève de la faim collective qui doit démarrer le 17 avril, à l’occasion de la Journée des prisonniers palestiniens. 

Maroc. Torturé et condamné à 12 ans de prison

En décembre 2010, les autorités espagnoles ont extradé Ali Aarrass, un Belgo-Marocain, vers le Maroc où il purge actuellement une peine de prison de 12 ans. Il a en effet été déclaré coupable d’avoir fait partie d’un groupe criminel suite à un procès inique.

Algérie. Baisse du nombre de condamnations à morts en 2016

Au moins 50 condamnations à mort ont été enregistrées en Algérie en 2016, contre 62 en 2015, indique Amnesty International dans son rapport annuel sur la peine de mort dans le monde rendu public, aujourd’hui mardi 11 avril.

Israël. L’autorisation d’établir de nouvelles colonies illégales en Cisjordanie constitue un crime de guerre.

En réaction à la décision du gouvernement israélien d’autoriser l’établissement d’une nouvelle colonie en Cisjordanie pour la première fois depuis plus de 20 ans, Magdalena Mughrabi, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International, a déclaré :

Arabie saoudite. Trois jeunes risquent d’être exécutés

Amnesty International est extrêmement préoccupée par l’exécution imminente de trois jeunes hommes qui avaient moins de 18 ans au moment de leur arrestation et qui ont été condamnés à mort en Arabie saoudite. Ali al Nimr, Abdullah al Zaher et Dawood al Marhoon, qui ont épuisé toutes leurs voies de recours, risquent d’être exécutés d’un moment à l’autre.

France : Des militants pro-palestiniens menacés de mort !

Le 4 mars 2017, un groupe dénommé la Brigade juive a lancé un ultimatum aux membres dirigeants de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) : si l’AFPS ne cessait pas d’appeler au boycott des produits israéliens, les coordonnées personnelles des membres de son conseil national seraient rendues publiques.

Irak. Des civils tués chez eux par des frappes aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis

Des centaines de civils ont été tués par des frappes aériennes alors qu'ils se trouvaient chez eux ou dans des lieux où ils s'étaient abrités, après que le gouvernement irakien leur avait recommandé de ne pas partir durant l'offensive menée pour reprendre la ville de Mossoul au groupe armé se faisant appeler État islamique (EI), a déclaré Amnesty International. Des victimes et des témoins habitant l'est de Mossoul ont expliqué qu’ils n'ont pas tenté de fuir face à la progression des combats, car les autorités irakiennes leur avaient donné à plusieurs reprises pour instructions de rester chez eux. 

Syrie. Il est temps que les millions de victimes de la guerre obtiennent justice, vérité et réparation

Alors que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité demeurent impunis en Syrie, une campagne lancée par Amnesty International à l’occasion du sixième anniversaire de cette crise appelle les dirigeants mondiaux à prendre des mesures immédiates pour apporter justice, vérité et réparation aux millions de victimes du conflit.

Europe. L’avis de la Cour de justice ouvre la porte aux discriminations à l’égard des musulmans

À la suite des deux arrêts rendus mardi 14 mars par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qui a estimé que deux employeurs n’avaient pas enfreint la législation européenne contre la discrimination en licenciant de leurs emplois respectifs en France et en Belgique deux femmes qui portaient un foulard islamique sur leur lieu de travail, John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International, a déclaré :

La détention sans inculpation d'un journaliste palestinien en grève de la faim est injuste et cruelle

La détention administrative de Muhammed al Qiq, journaliste palestinien, est injuste et cruelle, a déclaré Amnesty International à la suite de la validation par un juge militaire de la décision ordonnant son placement en détention pour une période trois mois, renouvelable indéfiniment.

La situation des droits humains dans le monde en 2016!

Les responsables politiques qui manient des discours pernicieux et déshumanisants de rejet des « autres » créent un monde plus divisé et plus dangereux, a alerté Amnesty International mercredi 22 février 2017 lors du lancement de son évaluation annuelle de la situation des droits humains à travers le monde. 

Palestine. Le regain d’activité de colonisation témoigne d'un mépris flagrant pour le droit international

Le 1er février 2017, Ies autorités israéliennes ont annoncé la construction de 3 000 nouveaux logements dans des colonies illégales en Cisjordanie occupée. Il s’agit de la quatrième annonce de ce type depuis quelques semaines, ce qui souligne la détermination des autorités à bafouer le droit international, a déclaré Amnesty International. 

Tunisie. Les violations des droits humains commises au nom de la sécurité menacent les réformes

Le recours par les forces de sécurité tunisiennes aux méthodes brutales du passé, notamment la torture, les arrestations arbitraires, les détentions et la restriction des déplacements des suspects, ainsi que le harcèlement de leurs proches, menace l'avancée de la Tunisie sur la voie de la réforme, écrit Amnesty International dans le nouveau rapport qu'elle publie le 13 février 2017.

Syrie. Pendaisons de masse et extermination à la prison de Saidnaya

Dans son nouveau rapport, Amnesty International dévoile la campagne d'exécutions extrajudiciaires orchestrée par le gouvernement syrien, qui a procédé à des pendaisons de masse à la prison de Saidnaya. Entre 2011 et 2015, chaque semaine et souvent deux fois par semaine, des groupes englobant jusqu'à 50 prisonniers ont été sortis de leurs cellules et exécutés par pendaison. En cinq ans, pas moins de 13 000 personnes, pour la plupart des civils soupçonnés de s'opposer au régime, ont été pendues en secret à Saidnaya.

Les États-Unis entrent en guerre contre les réfugiés musulmans

Par Salil Shetty, Secrétaire Général d'Amnesty International

Le président Donald J.Trump ne prend plus de gants. En promulguant vendredi 27 janvier l'ordonnance visant à « Protéger la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux États-Unis », il déclare la guerre aux réfugiés musulmans autour du monde.

Amnesty International condamne l’attaque contre une mosquée au Québec

Amnesty International condamne fermement cet acte qui vise des citoyens musulmans, ce qui démontre un mépris total pour la vie et une haine fondée sur la religion, a déclaré l’organisation, aujourd’hui, en réaction à la fusillade meurtrière qui a eu lieu dimanche 29 janvier dans la soirée au Centre culturel islamique de la ville de Québec.